Archive pour la catégorie ‘Tour du monde’

Les Piche aux Etats-Unis

Mardi 26 mars 2019

Depuis 10 jours les Piche sont aux Etats-Unis où ils vont de contrastes en contrastes.

Première escale, Honolulu sur l’île d’Oahu dans l’archipel d’Hawaï. Contraste maximum avec la Nouvelle-Zélande. Cette dernière est l’exaltation de la nature dans ce qu’elle a de plus beau, Honolulu est son exact opposé. Elle porte tous les excès de la société de consommation et du bétonnage au profit du luxe et des populations qui s’en régalent. Nulle part au monde Rose et Raoul n’ont vu autant de méga zones commerciales proposant des produits hors de prix et les hôtels qui vont avec. L’un n’allant, semble-t-il, pas sans l’autre, les sans abri sont nombreux tant les loyers ont atteint ici des hauteurs stratosphériques. Concernées les populations de Maoris (polynésiens), d’asiatiques et de métis. Les blancs sont dans le béton.

Les Piche sont conscients que leur vision d’Hawaï se réduisant à Honolulu est extrêmement partielle. Il existe une nature préservée dans d’autres îles de l’archipel mais elles nécessitent du temps pour y aller et les découvrir.

De Hawaï à San Francisco, nouveau contraste. San Francisco est une ville plus culturelle et cool que marchande et tape à l’œil. Cependant, on y voit, là aussi de nombreux sans abri tout le monde ne pouvant payer des loyers d’environ 4300 Euros pour moins de 100 m2.

Rose et Raoul ont été chaleureusement accueillis par leurs amis qui leur ont offert une journée fabuleuse : une sortie à la voile dans la baie de San Francisco entre le Golden Gate Bridge et le Bay Bridge avec rencontres de baleines (rares en ce llieu), de dauphins et de lions de mer ! Tantôt sous spi, tantôt au près serré à la gîte avec un vent frais, sous un  soleil radieux. Une journée mémorable, terminée entre amis autour d’une table d’un excellent restaurant de la ville (merci Keith, Dao, Joe et Nori).

Après San Francisco, New York. Impossible de qualifier cette ville à nulle autre pareille qui réunit à elle seule tous les contrastes possibles. Tout le monde la connaît, même sans jamais y avoir été. Pourtant, la parcourir en tout sens, il y a tant à voir, laisse souvent bouche bée. Oui, ici, la forêt de béton des gratte-ciel que l’on parcours la tête en l’air (au sens propre) est souvent belle, voire très belle. Fascinante pour Raoul, fatiguante pour Rose.

En trois jours, Rose et Raoul ont vu un grand nombre de sites. Parmi eux, Ground Zero, un lieu mémoriel particulièrement réussi, sobre, ample, émouvant avec les noms de toutes les personnes ayant trouvé la mort à cet endroit.

Toutefois, Rose à noté la présence d’un vendeur ambulant ventant en grandes lettres la nature “halal” de ses produits. À deux pas de Ground Zero elle a trouvé le rapprochement hasardeux. “Honi soit qui mal y pense”, lui a soufflé Raoul.

Les Piche en Nouvelle Zélande c’est parti

Lundi 11 février 2019

Comme prévu les Piche ont quitté Bali ruinés en partageant à l’aéroport de Denpasar un malheureux sandwich à 99 000 rp, leurs dernières roupies.

Leur bref séjour balinais les a laissés perplexes. Ils y ont vu des temples, des maisons, des musées magnifiques, des cultures de riz en terrasses photogéniques, ils ont marché au milieu d’une forêt tropicale dense longeant un fleuve. Ils ont assisté à un spectacle de danses balinaises traditionnelles dans lesquelles les gestes et les postures des danseuses sont tous cassés, déhanchés, tordus. Tout l’inverse de la danse classique occidentale !

Mais leur impression la plus forte tient à l’hyper pression touristique du lieu où ils résidaient, Ubud. Un village réputé être plus épargné par le tourisme que la grande ville du bord de mer, Kuta. En fait, Ubud n’est qu’une succession de restaurants, boutiques, hôtels envahis de touristes alors que c’est la basse saison ! Comme la densité de population est élevée les rues et les routes sont encombrées par des milliers de petites motos et de voitures, moins nombreuses. Bref, que ce soit sur les trottoirs ou sur les rues ça grouille. De l’aéroport à Ubud, 40 km, l’urbanisation est continue avec l’essentiel de l’activité tournée vers la tourisme. Hallucinant.

Après Bali escale en Australie pour Rose et Raoul. Non pour visiter le pays, ils ont parcouru l’Australie il y a 9 ans pendant deux mois et demi, mais pour passer quelques jours avec leurs amis australiens Biddy et Jean-Pierre.

Le premier soir se passe au restaurant. À la table voisine, une jeune femme consulte la carte et interroge le maître de rang :

- Je suis vegan. Qu’est-ce que je peux prendre ?

- Un taxi, madame, un taxi. Lui répond le restaurateur en la fixant dans les yeux.

Rires sous cape à la table des Piche. En effet, dans sa vie active, leur ami Jean-Pierre achetait pas moins de 5 à 10 tonnes de viande par mois pour nourrir l’université de Canberra ! En 25 ans ce sont des milliers de tonnes de steaks qui sont passés par lui, alors la mode vegan…

Reçus comme des princes, coocoonés par leurs amis australiens, Rose et Raoul ont fini par les quitter, à regret, pour rejoindre Auckland et attaquer le “gras” de leur voyage : 40 jours à parcourir les îles nord et sud du pays kiwi.

Ils ont pris possession, non sans mal, d’un petit camping car et les voici maintenant à pied d’œuvre !

A suivre…

Les Piche sont millionnaires !

Lundi 4 février 2019

Les Piche sont millionnaires ! Cela leur procure une curieuse impression. Comme les nouveaux riches, ils laissent facilement 10 fois le prix de leurs emplettes sur le comptoir et ne doivent qu’à l’honnêteté des commerçants de ne pas être dépouillés.

Leurs moyens leur ont permis de prendre pension dans une résidence où ils disposent d’un pavillon individuel, avec patio et forces sculptures pour 250 000 rp par jour. Une misère depuis qu’ils ont reçu pas moins de 1 300 000 rp en échange de 80€ à leur arrivée à Bali. Millionnaires en roupies indonésiennes, sans doute, mais millionnaires tout de même !
Cependant, ils appréhendent le jour de leur départ qui risque de les faire sortir de ce club très sélect.
Quant aux Balinais, les Piche les trouvent à la hauteur de leur réputation, souriants, aimables, gais
- Peut-être parce qu’ils sont tous multi-millionnaires, risque Rose.
- Voilà une idée à verser au “grand débat” qui sévit en France, lui répond Raoul : quitter l’euro et s’aligner sur la roupie indonésienne. Le smic bondirait à près de 30 millions par mois de quoi donner le sourire à tous les Français, non ?

Tout ne se passe pas toujours comme prévu

Jeudi 31 janvier 2019

Tout ne se passe pas toujours comme prévu. Une tempête de neige sur Moscou, où ils ont fait une escale prolongée, et hop ! ratée la visite des Piche à l’immense marché de Bangkok. Ce sera donc le marché des amulettes.

- Nous sommes dimanche, tu crois que ce sera ouvert, interroge Raoul ?

- Les Thaïs ne font pas les 35 heures, ils travaillent tous les jours, lui répond Rose.

Perdu, pas un chat aux amulettes. Le jour suivant, direction le centre des arts et de la culture. Fermé également.

- Bien sûr, nous sommes lundi ! S’exclame Rose qui commence à intégrer la normalité des horaires thaïs.

Le lendemain mardi, va pour le musée national, un des plus intéressant du pays : fermé les lundi, mardi  et jours feriés !

- On s’éloigne de plus en plus des 35 heures ironise Raoul.

Bon. Pourquoi ne pas visiter une nouvelle fois le palais royal et le temple What Phra Kaeo deux joyaux de Bangkok réunis dans la même enceinte. Epaules nues, Rose rate l’examen de passage à l’entrée et se voit sommée d’acheter une chemisette au tarif touristique. Elle tente le repêchage en jetant un châle sur ses épaules indignes. Refusée. Tandis qu’elle négocie, Raoul contemple, effaré, les groupes de touristes chinois qui rentrent par milliers et il n’a qu’une envie, ne pas les suivre !

Rose refusant le racket, les Piche décident de se rabattre sur le marché aux fleurs. 20 roses pour moins d’un euro, des orchidées au poids pour une misère qui font la misère de leurs vendeurs.

Changement de quartier, changement de décor. Au troisième niveau de l’immense centre commercial Siam Paragon, entre un Apple center et une boutique Samsung, les Piche se voient proposer des Bentley, Ferrari et autres Maserati, présentées comme de vulgaires objets de consommation.

Rose et Raoul se demandent si la Thaïlande ne connaîtrait pas un petit problème d’inégalités…


Le tour du monde des Piche, c’est parti !

Lundi 28 janvier 2019

Bangkok, Bali, Sydney, Nouvelle Zélande, Hawaï, San-Francisco, New-York, Paris, les Piche entament leur migration annuelle. La plus longue en si peu de temps (2 mois).

- Migration, migration comme tu y vas lance Rose à Raoul. Tu en connais beaucoup des migrants qui prennent successivement dix avions pour effectuer le tour de la planète et finalement revenir chez eux ?

- Je parle de migration pas de migrants

- Et le bilan carbone de cette petite balade, tu y as pensé ? 30 tonnes de CO2 au bas mot. Bravo !

- Si nous ne prenions pas ces avions ils partiraient quand même. Le bilan CO2 serait le même.

- Oh ! La mauvaise foi !

- Et puis en matière de bilan carbone, j’ai du crédit. L’industrie de l’habillement participe pour 25% aux émissions de carbone devant la totalité des moyens de transport utilisés dans le monde : avions, autos et bateaux confondus.

- Alors ?

- Eh ! Bien ouvre ma penderie et regarde ma garde-robe. Si tout le monde avait la même, l’industrie de l’habillement n’émettrait pas plus de CO2 qu’une centrale nucléaire.

- Provoc !

Attablés devant un délicieux mets thaïlandais (la cuisine thaï est la meilleur du monde, après la française naturellement) Rose et Raoul Piche débutent leur périple par Bangkok une ville qu’ils affectionnent, au climat doux et aux gens aimables. Bien plus que les PIche discutant d’écologie entre eux.